{"id":562,"date":"2005-03-12T13:56:00","date_gmt":"2005-03-12T12:56:00","guid":{"rendered":"https:\/\/anamorphose.eu\/?p=562"},"modified":"2025-12-07T15:44:38","modified_gmt":"2025-12-07T14:44:38","slug":"voyage-a-cuba","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/2005\/03\/12\/voyage-a-cuba\/","title":{"rendered":"Voyage \u00e0 Cuba en 2005"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">12 mars 2005 \u2013Note de l\u2019auteur<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">   <strong>Pour ceux que la lecture d\u2019un r\u00e9cit ennuie, vous trouverez des albums de photos prises au cours de ce voyage. Elles sont regroup\u00e9es par th\u00e8me autour des sujets qui paraissent caract\u00e9riser au mieux ce pays.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">   <strong>Pour ceux qui aiment les histoires, les anecdotes, et qui veulent savoir ce que l\u2019on peut ressentir en traversant un pays dont les habitants sont si attachants, il y a l\u00e0 la pr\u00e9sentation chronologique d\u2019un carnet de voyage un peu particulier puisqu\u2019il a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 notre retour \u00e0 partir de notes saisies rapidement quand j&rsquo;en avais le temps ou le confort.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-23dfbf944fb040026bc76b3c53e7a7f7\"><strong>   <em>Enfin, vous trouverez les d\u00e9tails de cette surprenante rencontre que j&rsquo;ai faite, \u00e0 l\u2019insu du groupe, et dont je garde, aujourd\u2019hui encore, un souvenir mitig\u00e9<\/em>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right has-headings-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-6e434ce257935d6673244f82170d4d01\"><strong>Jacquy FILS.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">13 mars 2005 Paris\/Holguin\/Santiago de Cuba.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>   Lorsque l\u2019on voyage dans un pays lointain de nos jours, le moyen de transport le plus usit\u00e9 est presque toujours l\u2019avion, pour des raisons \u00e9videntes de rapidit\u00e9. Si la r\u00e9gion visit\u00e9e est une \u00eele, c\u2019est encore plus vrai. Rares sont ceux en effet qui, aujourd\u2019hui encore, se rendent dans une \u00eele \u00e0 l\u2019autre bout du monde en bateau. M\u00eame si l&rsquo;arriv\u00e9e se fait dans une \u00eele.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">   <strong>Ce qui fut pendant des si\u00e8cle l\u2019unique moyen d\u2019acc\u00e8s est devenu un luxe rare, sauf peut-\u00eatre pour les marins des lourds p\u00e9troliers et autres porte-containers qui eux ne trouvent \u00e0 leur escale qu\u2019un moyen de fouler un peu la terre ferme. Mais le mot pour d\u00e9signer cette arriv\u00e9e est rest\u00e9 le m\u00eame et on parle dans un cas comme dans l\u2019autre d\u2019atterrir. Encore qu\u2019il existe \u00e0 ma connaissance d\u2019autres moyens d\u2019atteindre une \u00eele. A la nage par exemple ou encore parachut\u00e9. Notre arriv\u00e9e \u00e0 Cuba rel\u00e8ve plut\u00f4t de ce dernier terme, parachutage.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">   <strong>Partis d\u2019Orly sud \u00e0 dix-sept heures quinze, heure pr\u00e9cise \u00e0 laquelle les roues de l\u2019appareil A330 de la Cubana-airlines quitt\u00e8rent la terre ferme, nous touch\u00e2mes le sol Cubain \u00e0 Holguin une dizaine d\u2019heures plus tard. Il \u00e9tait trois heures vingt en France et vingt et une heures vingt \u00e0 Cuba. Enfin c\u2019est ce qu\u2019affichaient les \u00e9crans de t\u00e9l\u00e9vision et ce qu\u2019annon\u00e7\u00e2t le pilote. Je dis parachut\u00e9 parce que c\u2019est une impression brutale. Le voyage est long, les conditions inconfortables et p\u00e9nibles, les changements d\u2019atmosph\u00e8re, de climat et de temp\u00e9rature importants. On arrive fatigu\u00e9, sale, surtout si, comme moi, on a trouv\u00e9 le moyen de se renverser une tasse de caf\u00e9 sur le pantalon. Au d\u00e9calage horaire il faut ajouter l\u2019arriv\u00e9e de nuit, les files d\u2019attentes \u00e0 la douane, la langue que l\u2019on ne ma\u00eetrise pas, le change de la monnaie, l\u2019attente pour la r\u00e9cup\u00e9ration des bagages, la crainte qu\u2019il ne soient pas dans la soute. Et puis, pour couronner le tout, cette fois, l\u2019a\u00e9roport de Santiago de Cuba qui devait nous accueillir \u00e9tant en travaux on nous avait d\u00e9rout\u00e9s sur celui d\u2019Holguin et il nous fallait trouver le bus qui devait nous ramener \u00e0 notre h\u00f4tel. Parachut\u00e9s donc, c\u2019est bien cette impression de chute \u00e0 peine amortie que nous avons ressentie quand, apr\u00e8s deux heures de routes et trois \u00e9tages plus haut nous nous sommes laiss\u00e9s choir dans nos lits.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-2ac68ab50256a3ca8430647e274c9d81\"><em><strong>Juste avant de sombrer dans un sommeil profond, je me suis rappel\u00e9 un d\u00e9tail. Plut\u00f4t une vision, celle d&rsquo;un homme qui se tenait dans l&rsquo;ombre de l&rsquo;autobus qui devait nous amener \u00e0 Santiago. J&rsquo;avais la sensation qu&rsquo;il ne me quittait pas des yeux, bien que je ne puisse pas distinguer son visage. Il portait, j&rsquo;en \u00e9tais certain, une barbe blanche tr\u00e8s fournie.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"719\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/A00-CUB-1-1024x719.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1140\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/A00-CUB-1-1024x719.jpeg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/A00-CUB-1-300x211.jpeg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/A00-CUB-1-768x540.jpeg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/A00-CUB-1-427x300.jpeg 427w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/A00-CUB-1.jpeg 1506w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-sitebg-background-color has-background has-large-font-size\"><strong>Envol de Paris Orly vers 16H20. Arriv\u00e9 \u00e0 Holguin \u00e0 21H35. Accueil \u00e0 l\u2019a\u00e9roport et transfert \u00e0 l\u2019h\u00f4tel \u00e0 Santiago de Cuba. Nuit \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Casa Granda 4*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">La folle \u00e9quipe.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">   <strong>Tomb\u00e9 du ciel donc, mais pas n\u2019importe o\u00f9 et pas avec n\u2019importe qui. Commen\u00e7ons par l\u2019\u00e9quipe. Les deux filles d\u2019abord avec pour commencer la gamine Isabelle, dont on ne pourra plus dire qu&rsquo;elle fait toujours la gueule.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0695-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1142\" style=\"width:611px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0695-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0695-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0695-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0695-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0695-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0695-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">   <strong>et en second Martine dont on ne pourra plus dire qu\u2019elle est toujours en pantalon.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0828-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1145\" style=\"width:628px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0828-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0828-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0828-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0828-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0828-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0828-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">   <strong>Pour ce qui est des gar\u00e7on je vais commencer par moi, rapporteur de cette petite aventure cubaine.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0522-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1146\" style=\"width:628px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0522-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0522-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0522-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0522-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0522-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0522-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div><\/div><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p class=\"has-large-font-size\">   <strong>J\u2019ai commenc\u00e9 par moi parce que je veux terminer par celui par qui tout a \u00e9t\u00e9 possible&nbsp;: Jean-Luc, notre voyagiste personnel et attitr\u00e9. C\u2019est lui qui a lu tous les guides, parcouru tous les catalogues. C\u2019est lui qui a cherch\u00e9 le meilleur h\u00f4tel, le plus joli point de vue, la route la plus touristique, le mus\u00e9e le plus int\u00e9ressant. C\u2019est lui qui a cogit\u00e9&nbsp;jour apr\u00e8s jour les \u00e9tapes, les visites, les papiers, la monnaie, la location du v\u00e9hicule, le prix du billet, l\u2019heure du d\u00e9part et du retour. C\u2019est encore lui qui a r\u00e9serv\u00e9 les places, les chambres d\u2019h\u00f4tel, les demi-pensions, c\u2019est toujours lui qui sait que dans telle ville on pourra trouver de l\u2019essence, que dans telle autre il y a une banque o\u00f9 l\u2019on peut changer de l\u2019argent. Enfin, c\u2019est lui qui, parce qu\u2019il a peur quand il ne conduit pas, va tenir le volant de Grenoble \u00e0 Orly, puis pendant 2150 kilom\u00e8tres \u00e0 Cuba, et enfin de Orly \u00e0 Grenoble.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0968-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1147\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0968-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0968-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0968-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0968-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0968-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0968-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">     <strong>Je voulais terminer par une derni\u00e8re pr\u00e9sentation. Elle ne nous a pas quitt\u00e9 de tout le s\u00e9jour et elle a su rester discr\u00e8te mais omnipr\u00e9sente. Bien qu\u2019un peu fatigu\u00e9e, parfois m\u00eame crev\u00e9e, elle a gard\u00e9 jusqu\u2019au bout de la route sa tenue. Je veux vous parler de la voiture \u00e0 Jean-Luc dans laquelle nous pouvions nous asseoir quand il sortait la clef de sa poche et qu\u2019il en autorisait l\u2019acc\u00e8s.<\/strong> <strong>Toyota Yaris, 136415 km au compteur, 138565 \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e. Bon d\u2019accord, elle n\u2019a pas pu nous monter en haut de la Gran Piedra, mais il faut reconna\u00eetre que les pentes \u00e9taient tr\u00e8s raides, que nous \u00e9tions tr\u00e8s lourds, que nos bagages pesaient et que c\u2019\u00e9tait le tout premier jour. Nous n\u2019avions pas encore pris le temps de nous conna\u00eetre, ni Jean-Luc de la soumettre \u00e0 sa main douce mais ferme.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0586-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1148\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0586-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0586-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0586-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0586-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0586-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0586-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">14&nbsp;mars&nbsp;: Santiago de Cuba, journ\u00e9e libre.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-large-font-size\">     <strong>Se r\u00e9veiller le premier matin dans une chambre \u00e9trang\u00e8re, dans un h\u00f4tel luxueux, fra\u00eechement restaur\u00e9 dans le plus pur style colonial et dans un mobilier d\u2019\u00e9poque a quelque chose d\u2019un peu magique. Quand en plus le petit d\u00e9jeuner est servi sur la terrasse dudit h\u00f4tel avec une vue sur l\u2019une des plus belles places de la ville, on se sent soudain tr\u00e8s bien. En bas, l\u2019activit\u00e9 humaine a commenc\u00e9 et nous offre ses premi\u00e8res surprises. Il y a d\u2019abord les enfants qui partent \u00e0 l\u2019\u00e9cole, dans leurs uniformes. Nous d\u00e9couvrirons au fil des jours que la couleur des v\u00eatements varie selon les \u00e9coles mais ils sont tous con\u00e7us de la m\u00eame mani\u00e8re. Les jeunes filles portent une jupe courte, des socquettes et un chemisier blanc, les gar\u00e7ons tr\u00e8s jeunes un short avec des socquettes et une chemisette blanches, les autres plus \u00e2g\u00e9s portent \u00e0 la place du short des pantalons. Les \u00e9coles, les lyc\u00e9es, les facult\u00e9s sont nombreux dans tout le pays et le processus \u00e9ducatif semble bien \u00eatre une priorit\u00e9 du syst\u00e8me politique. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0863-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1157\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0863-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0863-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0863-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0863-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0863-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0863-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-large-font-size\">   <strong>Mais ce qui nous surprend le plus ce matin l\u00e0, c\u2019est de voir arriver sur cette place de gros camions b\u00e2ch\u00e9s qui crachent une fum\u00e9e bleue-noire et dans lesquels s\u2019entassent des dizaines de personnes qui se tiennent debouts, accroch\u00e9es les unes aux autres. Elles y montent ou en descendent par un raide petit escalier en t\u00f4le. Parfois, c\u2019est un bus bond\u00e9 et tout aussi p\u00e9taradant qui pointe son capot de GMC repeint en jaune ou en bleu. Il y aura plus surprenant encore, car tout au long des routes nous rencontrerons souvent des camions bennes recycl\u00e9s dans le transport de personnes. L\u00e0, le confort est encore plus rudimentaire puisqu\u2019il se r\u00e9duit \u00e0 une simple barri\u00e8re de protection sur les c\u00f4t\u00e9s et l\u2019avant. L\u2019acc\u00e8s se fait par le moyeu de roue, le pneu, et&#8230; l\u2019aide des autres. Un excellent moyen de conserver forme et souplesse indispensables \u00e0 une bonne pratique de la salsa. A la Havane nous d\u00e9couvrirons les Gua-Gua(prononc\u00e9 oua-oua) qui sont le r\u00e9sultat d\u2019un croisement entre la cabine d\u2019un semi-remorque pour le chauffeur et une banane mauve d\u00e9guis\u00e9e en wagon de tram \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie bizarre pour la partie arri\u00e8re . Un peu partout les v\u00e9los, tricycles ou les side-bike permettent le transport de deux personnes et de leurs bagages. Les pilotes r\u00e9ussissent \u00e0 \u00e9viter habilement tous les trous et n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 faire conna\u00eetre leur ville en donnant force renseignements sur tel ou tel lieu, telle ou telle rue, conscients pour la plupart d\u2019\u00eatre les d\u00e9tenteurs d\u2019un patrimoine us\u00e9 certes, mais riche. A la Havane les Coco-taxis motoris\u00e9s en forme d\u2019orange remplacent les tricycles. Et puis il y a les chevaux, mont\u00e9s avec une selle ou a cr\u00fb, ou bien tirant des charrettes parfois surcharg\u00e9es, il y a les boeufs attel\u00e9s devant des chars, parfois des z\u00e9bus, il y a les auto-stoppeurs, il y a les vieilles Am\u00e9ricaines des ann\u00e9es cinquante qui connaissent une nouvelle jeunesse, il y a les voitures de location des touristes comme nous, les cubains qui poss\u00e8dent un quatre-quatre ou une jeep, il y a, partout, des gens qui se d\u00e9placent avec les moyens qu\u2019ils trouvent. Et tout ce petit monde cohabite paisiblement dans un univers quasiment sans panneaux de signalisations routi\u00e8res, sans limitations de vitesse sinon dans la travers\u00e9e des villages. La ceinture de s\u00e9curit\u00e9 est \u00e0 peu pr\u00e8s inutilis\u00e9e. Quant au port du casque il est presque aberrant. Il faut donc faire attention \u00e0 soi, et aux autres, et cela ressemble assez \u00e0 de la responsabilit\u00e9 individuelle. Celle que l\u2019on perd, jour apr\u00e8s jour, dans nos civilisations o\u00f9 tout est r\u00e9glement\u00e9, encadr\u00e9, prot\u00e9g\u00e9, aseptis\u00e9, et pour ainsi dire interdit. A Cuba, en deux mille cent cinquante kilom\u00e8tres parcourus pendant quinze jours, nous n\u2019avons vu aucun accident. Chance ou \u00e9ducation&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-large-font-size\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0545-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1158\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0545-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0545-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0545-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0545-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0545-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0545-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-f55fd2299823fafbe0ce8054e45db150\">     <em><strong>De l&rsquo;un de ces camions, j&rsquo;ai vu descendre un homme qui ressemblait \u00e0 celui remarqu\u00e9 \u00e0 notre arriv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport d&rsquo;Holguin. Il portait une casquette beige et il m&rsquo;a sembl\u00e9 qu&rsquo;il regardait vers le balcon o\u00f9 nous \u00e9tions. Le temps que le camion d\u00e9marre dans un nuage de fum\u00e9es noires, il avait disparu.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color has-accent-1-color\">15 mars&nbsp;: on r\u00e9cup\u00e8re le susdit v\u00e9hicule et on part pour Baracoa.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><em><mark style=\"background-color:#7ec2c3\" class=\"has-inline-color\">Jean-Luc nous avait pr\u00e9venu<\/mark><\/em>\u00a0: c\u2019est une route de montagne.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0763-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1161\" style=\"width:482px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0763-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0763-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0763-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0763-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0763-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0763-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Nous n\u2019avons pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7u. D\u2019abord, comme je l\u2019ai signal\u00e9 un peu avant, nous sommes rest\u00e9s bloqu\u00e9s dans une pente \u00e0 vingt pour cent en voulant atteindre un point-de-vue qui, de notre point de vue, ne valait pas que nous y laissions l\u2019embrayage et les derniers chevaux du moteur. Un peu de compassion pour la compression que diantre&nbsp;! Mais du m\u00eame coup nous nous sommes mis \u00e0 appr\u00e9hender la premi\u00e8re grimpette un peu raide qui se pr\u00e9sentait sur le parcours et les quelques petits cols que nous avons franchis pour arriver \u00e0 Baracoa le furent avec un soup\u00e7on de tension quand il fallait ralentir un peu et perdre de l\u2019\u00e9lan. Mais, port\u00e9s par un slogan appropri\u00e9&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;hasta la victoria, siempre&nbsp;\u00bb nous avons vaincu une \u00e0 une toutes les difficult\u00e9s du parcours et nous avons termin\u00e9 cette premi\u00e8re journ\u00e9e de routes cahoteuses.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><em><mark style=\"background-color:#7ec2c3\" class=\"has-inline-color\">Jean-Luc nous avait pr\u00e9venu<\/mark><\/em>\u00a0: c\u2019est une ville o\u00f9 les h\u00f4tels sont rares et o\u00f9 nous n\u2019avons pas de chambres retenues\u00a0!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Les petites maisons que nous avions remarqu\u00e9es tout au long du parcours \u00e9taient ma fois fort mignonnettes et donnaient souvent envie qu\u2019on les prenne en photo. De l\u00e0 \u00e0 envisager y d\u00eener, y dormir, y prendre son petit-d\u00e9jeuner, il y avait un pas que j\u2019avais un peu de mal \u00e0 franchir. J\u2019ose le dire, j\u2019appr\u00e9hendais l\u2019habitat chez l\u2019habitant. La nuit est sur le point de tomber. Alors quand, apr\u00e8s avoir parcouru une ou deux rues dans la ville nous choisissons un peu au feeling et beaucoup au hasard, de toquer \u00e0 une porte sur laquelle figure le petit panonceau officiel qui signale les chambres \u00e0 louer, tout est encore tr\u00e8s incertain. La dame \u00e2g\u00e9e qui nous accueille appelle une autre personne et nous faisons la connaissance de sa fille et ma\u00eetresse de la maison, Elisa. Comme nous allons le v\u00e9rifier ensuite tout au long de notre s\u00e9jour, les choses soudain s\u2019arrangent, s\u2019organisent, se simplifient, s\u2019articulent autour d\u2019un sourire et gr\u00e2ce \u00e0 une volont\u00e9 \u00e9vidente de rendre service, d\u2019\u00eatre agr\u00e9able, de communiquer. Elisa ne peut pas nous loger car elle a d\u00e9j\u00e0 lou\u00e9. Mais elle est terriblement d\u00e9sol\u00e9e. Alors elle nous demande exactement ce que nous cherchons. Jean-Luc avait bien quelques adresses r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es dans son Guide du Routard mais bon&#8230; Elisa t\u00e9l\u00e9phone, explique, se renseigne et finalement nous trouve ce que nous cherchions&nbsp;: <em>dos habitacionnes dobles con dos camas, para la noche, en un casa particular coloniale.<\/em> Comme les explications pour nous y rendre ne sont pas forc\u00e9ment simples, elle propose de nous y conduire. Et nous voila partis avec Elisa \u00e0 l\u2019avant de la Yaris. Nous la raccompagnerons ensuite. Elle ne voudra jamais accepter que nous lui payions les communications t\u00e9l\u00e9phoniques mais nous fera promettre de lui \u00e9crire sur son site Internet&nbsp;: <a href=\"mailto:elizut@toa.gtm.sld.cu\">elizut@toa.gtm.sld.cu<\/a> .<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Le lendemain nous nous r\u00e9veillons dans notre belle maison coloniale. Il est six heures du matin, le jour se l\u00e8ve. La r\u00e9sidence est constitu\u00e9e de deux corps de b\u00e2timent donnant sur un petit jardin agr\u00e9ment\u00e9 de plantes tropicales, d\u2019un orang\u00e9, d\u2019un citronnier et d\u2019un perroquet vert et rouge qui se balade de perchoir en perchoir. Nos chambres, une cuisine am\u00e9nag\u00e9e et la salle de bain sont situ\u00e9es dans une aile. Les propri\u00e9taires vivent dans l\u2019autre partie. Au fond de la cour, des lapins et des poules sont enferm\u00e9s derri\u00e8re un grillage. Le salon commun \u00e0 tous est \u00e9quip\u00e9 des traditionnels fauteuils \u00e0 bascule qui occupent, d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de l\u2019\u00eele, les s\u00e9jours et les balcons.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0604-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1162\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0604-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0604-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0604-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0604-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0604-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0604-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Le repas que nous prenons chez notre h\u00f4te est copieux. Espadon, riz, bananes coup\u00e9es en tranches tr\u00e8s fines et cuites comme des ships. On nous propose \u00e9ventuellement une bouteille de vin rouge. Nous craquons, \u00e9videmment. Il va falloir dig\u00e9rer un peu avant de se coucher. Donc, promenade nocturne dans la ville fort peu \u00e9clair\u00e9e sauf au centre. Nous allons ainsi jusqu\u2019\u00e0 la place principale, au centre du village, o\u00f9 se dresse la cath\u00e9drale. De nombreuses galeries de peintures sont ouvertes et c\u2019est un vrai r\u00e9gal de fureter ainsi. L\u2019art est omnipr\u00e9sent.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">16 mars&nbsp;: d\u00e9part pour Guardalavaca, station baln\u00e9aire sur la Playa Esm\u00e9ralda.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Petit d\u00e9jeuner. Le caf\u00e9 n\u2019est pas terrible et ceux qui aiment le th\u00e9 s\u2019en sortent mieux. Nous sommes install\u00e9s dans une intimit\u00e9 cubaine o\u00f9 le regard s\u2019arr\u00eate sans jamais n\u2019\u00eatre vraiment bloqu\u00e9. Notre h\u00f4te traverse le patio et s\u2019en va cueillir quelques oranges. Je prends le temps d\u2019\u00e9crire quelques impressions dans mon carnet. <em>Non aux cadences infernales qui m\u2019emp\u00eachent d\u2019\u00e9crire. <\/em><\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0594-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1245\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0594-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0594-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0594-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0594-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0594-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0594-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Mais c\u2019est chaque fois pareil. Il faudrait voyager deux \u00e0 trois fois plus doucement, pouvoir s\u2019arr\u00eater, avoir les moyens exorbitants de se poser le temps d\u2019un long chapitre. L\u2019\u00e9criture n\u2019est pas un acte simple, elle devra attendre. Et comme l\u2019\u00e9tat des routes ne me permet m\u00eame pas de prendre quelques notes j\u2019esp\u00e8re que les photos suffiront \u00e0 faire resurgir les souvenirs. Le temps de retourner voir les rues de la ville de jour, de se rendre jusqu\u2019au port nich\u00e9 au fond de sa baie et il nous faut embarquer les bagages et les bouteilles d\u2019eau min\u00e9rales.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0600-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1246\" style=\"width:870px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0600-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0600-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0600-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0600-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0600-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0600-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-accent-1-color has-sitebg-background-color has-text-color has-background has-link-color has-large-font-size wp-elements-793a6d83e7a74e06f30318a709e73905\"><em><strong>Cet homme au bord du quai , les mains dans les poches, cach\u00e9 par les feuilles de palmiers, et qui regarde les bateaux\u2026 le temps de descendre sur la plage, il avait disparu. J&rsquo;ai pourtant entendu quelqu&rsquo;un lui demander : <\/strong>\u00ab\u00a0<strong>C\u00f3mo esto vaya a doctor? \u00a0\u00bb Ce \u00e0 quoi il r\u00e9pondit d&rsquo;une voix \u00e2g\u00e9e mais ferme : \u00ab\u00a0Muy bien, gracias !<\/strong>\u00ab\u00a0<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Nous reprenons nos places attribu\u00e9es. Jean-Luc au volant parce qu\u2019il conduit, Isabelle \u00e0 c\u00f4t\u00e9 parce qu\u2019elle doit pouvoir mettre ses jambes en l\u2019air, Martine joue arri\u00e8re-gauche et moi arri\u00e8re-droit parce qu\u2019il reste deux places \u00e0 l\u2019arri\u00e8re. Ouf&nbsp;! L\u2019avantage c\u2019est que nous pourrons changer de c\u00f4t\u00e9 impun\u00e9ment. La route sera longue, sinueuse et pour tout dire beaucoup plus chaotique que cahoteuse. Parfois, les accotements gauches ou droits se r\u00e9v\u00e8lent en meilleur \u00e9tat que ce qu\u2019il reste de chauss\u00e9e. La vitesse moyenne est de trente ou quarante kilom\u00e8tres heures. Quelques pointes \u00e0 soixante s\u2019av\u00e8rent extr\u00eamement p\u00e9rilleuses car les trous qui apparaissent soudain ne sont pas signal\u00e9s et parfois profonds. Ils sont souvent le d\u00e9but d\u2019une longue partie d\u00e9labr\u00e9e o\u00f9 la vitesse tombe \u00e0 vingt kilom\u00e8tres heure, sans compter les arr\u00eats complets quand il faut choisir entre la marche du milieu, l\u2019orni\u00e8re de gauche ou le foss\u00e9 de droite. Par deux fois le fond de la voiture a heurt\u00e9 le sol. Ces routes officiellement d\u00e9nomm\u00e9es <em>routes principales importantes<\/em> montrent \u00e0 quel point le r\u00e9seau routier souffre de la p\u00e9nurie. On ose \u00e0 peine imaginer le r\u00e9seau secondaire. A Cuba donc, la chauss\u00e9e s\u2019utilise dans toute sa largeur et il n\u2019est pas rare de parcourir cinq ou six cents m\u00e8tres \u00e0 gauche quand ce n\u2019est pas sur l\u2019accotement de gauche. Sur ce parcours, nous n\u2019avons rencontr\u00e9 que quelques rares voitures particuli\u00e8res, le reste \u00e9tant constitu\u00e9 de quatre-quatre et bien s\u00fbr de camions b\u00e2ch\u00e9s ou couverts de t\u00f4les qui transportent les gens d\u2019un village \u00e0 l\u2019autre. L\u2019\u00e9tat des routes nous a retard\u00e9 et nous avons d\u00fb renoncer \u00e0 prendre notre repas de midi dans la r\u00e9serve naturelle de Cayo Sa\u00e8tia. C\u2019est donc \u00e0 Mayari que nous avons d\u00e9jeuner \u00e0 la mode Cubaine d\u2019un sandwich garni de r\u00f4ti de porc et de bananes. L\u2019ambiance de ce mail o\u00f9 se succ\u00e8dent les petites \u00e9choppes qui offrent toutes \u00e0 peu pr\u00e8s les m\u00eames produits est surprenante. Il y a quelque chose de m\u00e9diterran\u00e9en ici. Une douceur de vivre agr\u00e9able malgr\u00e9 les bancs qui ont perdus, pour la plupart, leurs planches d\u2019origine. Martine a tr\u00e8s mal \u00e0 la t\u00eate et les secousses incessantes de la matin\u00e9e n\u2019ont rien arrang\u00e9. A l\u2019ombre de cette all\u00e9e, tout le monde en profite pour recharger un peu ses accus affaiblis.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>De Mayari \u00e0 Guardalavaca, les routes ne s\u2019am\u00e9lioreront pas et c\u2019est \u00e9puis\u00e9s que nous arrivons, vers seize heures \u00e0 notre h\u00f4tel&nbsp;\u00ab&nbsp; Sol rio de luna y mares&nbsp;\u00bb. Ici, nous basculons dans le grand luxe \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine. J\u2019ai un instant l\u2019impression de me retrouver, en moins exag\u00e9r\u00e9, devant cet alignement de palaces qui ont d\u00e9figur\u00e9 la c\u00f4te de Cancun au Mexique. Le contraste est \u00e9norme du matin au soir. Comme elle est loin, notre h\u00f4tesse de Baracoa. Mais nous sommes trop habitu\u00e9s au luxe pour ne pas nous laisser envo\u00fbter. Et nous acceptons volontiers la taille des chambres, la profusion d\u2019eau, la terrasse qui s\u2019ouvre sur la piscine. Mais c\u2019est l\u2019oc\u00e9an qui nous attire. Nous sautons dans les maillots de bain et, munis de nos bracelet bleus ind\u00e9chirables attestant que nous faisons bien partie du troupeau des clients de l\u2019h\u00f4tel, nous descendons l\u2019escalier qui nous conduit \u00e0 la plage. \u00d4 surprise, nous ne sommes que quatre (nous) \u00e0 jouir du spectacle et de l\u2019eau \u00e0 vingt-huit degr\u00e9s. Les autres sont au bord de la piscine. Se laisser glisser dans le \u00ab&nbsp;vert-photo&nbsp;\u00bb des magasines, fouler un sable blanc, avec les cocotiers pos\u00e9s l\u00e0 o\u00f9 il faut&#8230; Bon, il faut admettre que nous y trouvons notre compte m\u00eame si la formule \u00ab&nbsp;tout \u00e0 volont\u00e9&nbsp;\u00bb est insolente dans ce pays qui manque de tout mais dont les id\u00e9es restent belles et tangibles. Le pourrissement est en marche, inexorablement, et c\u2019est nous qui l\u2019apportons dans nos bagages en m\u00eame temps que nos devises pourtant pr\u00e9cieuses pour leur avenir. Alors que faire. Je ne parle qu\u2019un espagnol rudimentaire de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9. Comment dire \u00e0 ces gens qu\u2019ils sont dans le vrai&nbsp;, malgr\u00e9 tout. Que les id\u00e9es qui forgent leur soci\u00e9t\u00e9 valent bien les n\u00f4tres, et que les apparences sont trompeuses. J\u2019ai l\u2019air de quoi en \u00e9crivant \u00e7a quand je nous revois tourner, tous avec nos bracelets bleus, devant des buffets d\u00e9bordant de victuailles.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">17 mars, 6 heures 30.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>La plage est d\u00e9serte \u00e0 l\u2019exception de deux ou trois baigneurs matinaux qui profitent de cette eau calme sous la lumi\u00e8re rasante d\u2019un soleil cubain.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0308-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1249\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0308-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0308-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0308-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0308-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0308-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0308-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Quelques personnes ont d\u00e9j\u00e0 envisag\u00e9 la journ\u00e9e comme une bonne occasion de r\u00e9aliser des affaires. Il sont trois ou quatre \u00e0 installer leur \u00e9tal de petits objets d\u2019artisanat local. Des choses plut\u00f4t jolies, sculpt\u00e9es dans du bois de grenadier bicolore. Et tout, toujours, d\u00e9montable pour \u00eatre transport\u00e9 dans les valises et les soutes des avions.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>S\u2019avancer dans l\u2019eau sans frissonner est un luxe que les mers tropicales offrent sans rechigner. L\u2019\u00e9tape du jour devrait \u00eatre moins difficile et nous avons pr\u00e9vu de partir en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi. Jean-Luc et Isabelle nous ont rejoints, Martine et moi. Apr\u00e8s le bain nous abandonnons nos serviettes sur les barquettes mises \u00e0 notre disposition par l\u2019h\u00f4tel et nous allons prendre notre petit d\u00e9jeuner. Il y a pl\u00e9thore, bien entendu, et nous trouvons, r\u00e9partis entre les tables et les buffets toutes sortes de produits frais, de fruits. Des p\u00e2tisseries vari\u00e9es voisinent avec des confitures et des pains grill\u00e9s ou frais. Plus loin la charcuterie, les oeufs cuits durs ou \u00e0 cuire en omelette ou au plat. Jus de fruits, caf\u00e9, th\u00e9, chocolat, lait. Mais que manque-t-il&nbsp;? A c\u00f4t\u00e9 de notre table l\u2019eau d\u2019un bassin couverte de n\u00e9nuphars abrite les voyages paisibles de quelques poissons rouges qui s\u2019empressent cependant pour happer les miettes que nous ne manquons pas de leur jeter.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Le personnel est \u00e0 l\u2019image de tous les gens que jusqu\u2019alors nous avons rencontr\u00e9s. Toujours un sourire, un geste agr\u00e9able, un effort pour comprendre ce qui nous manque. Ils parlent anglais, depuis la femme de m\u00e9nage jusqu\u2019au directeur de l\u2019\u00e9tablissement. <em>Our next-table neighbourgs are Canadian<\/em>. Les Canadiens repr\u00e9sentent le premier groupe touristique. Les Fran\u00e7ais arrivent en quatri\u00e8me position.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Aujourd\u2019hui est un grand jour car nous allons faire une d\u00e9couverte extraordinaire. Les Fran\u00e7ais sont des gens pr\u00e9tentieux qui sont persuad\u00e9s de d\u00e9tenir la v\u00e9rit\u00e9. Enfin, restons modestes. Nous sommes de ces Fran\u00e7ais l\u00e0. Nous devions restituer notre chambre \u00e0 midi. La veille, on nous avait remis la carte d\u2019acc\u00e8s, avec sa bande magn\u00e9tique programm\u00e9e. Il \u00e9tait onze heures trente quand nous sommes retourn\u00e9s chacun dans nos p\u00e9nates afin de prendre notre derni\u00e8re douche et r\u00e9cup\u00e9rer nos bagages. Et paf, la porte ne s\u2019ouvre plus. Me voil\u00e0 reparti vers l\u2019accueil, persuad\u00e9 que la carte a un probl\u00e8me. Surprise, Jean-Luc est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, avec sa carte \u00e0 la main qui pr\u00e9sente la m\u00eame anomalie. Et l\u00e0 nous apprenons stup\u00e9fait que nos montre ne sont pas \u00e0 l\u2019heure cubaine mais qu\u2019elle retardent d\u2019une heure. Bien s\u00fbr, tout s\u2019arrange et nous pouvons b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un sursis. Mais dans le m\u00eame temps nous commen\u00e7ons \u00e0 comprendre un certain nombre de comportements qui nous avaient paru bizarre. A commencer par le n\u00f4tre qui nous \u00e9tions \u00e9tonn\u00e9s en voyant toutes les horloges des h\u00f4tels et des lieux publics ne pas \u00eatre \u00e0 la bonne heure. Evidemment, comment est-ce que nous, nous aurions pu nous tromper&nbsp;? Pas de panique, que l\u2019on se rassure, nous ne sommes pas compl\u00e8tement responsables, nous avons une bonne excuse. Le pilote dans l\u2019avions nous a donn\u00e9 une mauvaise information. Mais quand m\u00eame. Quand je pense que nous avions \u00e9t\u00e9 surpris que la dame qui nous avait accueillis chez elle pour d\u00e9jeuner \u00e0 Santiago du Cuba le soir nous dise avec insistance qu\u2019elle \u00e9tait persuad\u00e9e que nous viendrions quand m\u00eame. Notre rendez-vous de vingt heures&#8230; il \u00e9tait vingt-et-une heures&nbsp;! La langouste nous avait sembl\u00e9e un peu trop cuite&nbsp;! Nous \u00e9tions d\u00e9\u00e7us parce que nous avions eu l\u2019impression que nos h\u00f4tes \u00e9taient press\u00e9s de nous voir partir&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Quatorze heures et cinq minutes, heure cubaine, la vraie cette fois. Notre roue arri\u00e8re semble d\u00e9gonfl\u00e9e. Nous nous arr\u00eatons dans une station service pour faire le plein et nous en profitons pour envoyer un peu d\u2019air dans le pneu. Et c\u2019est reparti. A surveiller.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>La route pour Camag\u00fcey passe par Holguin o\u00f9 nous nous \u00e9tions pos\u00e9s de nuit quatre jours plus t\u00f4t. Petite balade \u00e0 pied car les places sont r\u00e9put\u00e9es. Les Cubains adorent les g\u00e2teaux \u00e0 la cr\u00e8me. Mais nous avons surpris un moyen de transport de ces fameux g\u00e2teaux pour le moins \u00e9tonnant compte tenu de la temp\u00e9rature ambiante.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0623-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1250\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0623-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0623-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0623-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0623-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0623-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0623-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Le temps de num\u00e9riser encore quelques belles am\u00e9ricaines bien carross\u00e9es et nous reprenons la route. Cette fois il s\u2019agit de la Carretera Central dont nous esp\u00e9rons qu\u2019elle sera en meilleur \u00e9tat. En effet, les conditions s\u2019am\u00e9liorent m\u00eame s\u2019il faut rester tr\u00e8s vigilant car les trous restent des pi\u00e8ges grands ouverts, tout pr\u00eat \u00e0 nous secouer m\u00e9chamment. L\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Camag\u00fcey \u00e9tait r\u00e9put\u00e9e d\u00e9licate et le Guide du routard invitait les voyageurs \u00e0 accepter un guide qui ne manquerait pas de se manifester d\u00e8s les faubourgs. Mais une approche prudente, une bonne carte, quelques renseignements \u00e0 des moments cruciaux et nous sommes arriv\u00e9s fi\u00e8rement et directement \u00e0 notre h\u00f4tel o\u00f9 nous f\u00eemes connaissance du responsable Havanatour qui nous indiqua le parking gard\u00e9 et c\u2019est accompagn\u00e9 d\u2019un grand costaud en tricycle que nous rapatri\u00e2mes nos bagages \u00e0 l\u2019h\u00f4tel. Il est dix-neuf heures quinze. L\u2019occasion est trop bonne et notre nouvel ami s\u2019empresse de nous vanter les m\u00e9rite d\u2019une balade guid\u00e9e dans Camag\u00fcey. Discussion, palabres, Jean-Luc discute \u00e2prement et n\u00e9gocie un tour de ville pour tous les quatre, en une heure, pour six pesos par couple. Le rendez-vous est pris pour le lendemain, \u00e0 neuf heures trente. Le temps d\u2019investir nos chambres et de nous changer, nous le retrouvons qui nous attend \u00e0 la porte. Il nous accompagne gracieusement \u00e0 travers la ville pour nous conduire \u00e0 un restaurant. Nous d\u00eenons en compagnie d\u2019un couple de Belges flamands et d\u2019un autre couple de Fran\u00e7ais. Cette soir\u00e9e agr\u00e9able qui se termine, au retour, par une suite de haltes qui vont nous permettre d\u2019\u00e9couter d\u2019abord une femme qui, dans une sorte de jardin ouvert sur la rue, chante du classique. Un peu plus loin, nous restons un moment sous le charme d\u2019une chorale qui soutient les chants des fid\u00e8les dans une \u00e9glise. Plus loin encore, ce sont des joueurs et des chanteurs d\u2019un orchestre typique qui se donnent en spectacle dans un bar o\u00f9 nous nous asseyons un moment. Le charme de Cuba, c\u2019est tout \u00e7a \u00e0 la fois. Ce m\u00e9lange de culture, cette cohabitation pacifique, et toujours le chant, la danse, la peinture et les sourires.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-f4b553031f80e5319472de5e836633f2\"><em><strong>Devant nous, alors que nous approchons de l&rsquo;h\u00f4tel, un homme, de dos, parle avec deux jeunes gar\u00e7ons. Nous ne sommes plus qu&rsquo;\u00e0 une vingtaine de m\u00e8tres et l&rsquo;homme traverse le trottoir et disparait dans une petite impasse, laissant les deux jeunes personnes sur le trottoir \u00e0 nous attendre. Il porte une barbe blanche fournie et il a le cheveux rare. Arriv\u00e9s \u00e0 leur hauteur l&rsquo;un d&rsquo;eux s&rsquo;approche et nous demande, dans un anglais impeccable, si nous avons des m\u00e9dicaments. Nous n&rsquo;en avons pas sur nous. Ils nous disent qu&rsquo;ils peuvent \u00eatre l\u00e0 demain matin, pour notre d\u00e9part. Nous leur expliquons que nous n&rsquo;avons pris que ce que nous risquions d&rsquo;utiliser pendant le s\u00e9jour. Ils s&rsquo;excusent et s&rsquo;\u00e9loignent rapidement. Je reste avec ma question au bord des l\u00e8vres. Comment s&rsquo;appelle l&rsquo;homme qui leurs parlait, juste avant que nous arrivions ?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Camag\u00fcey IMG315 \u00e0 355-JLB + IMG631 \u00e0 653-JCK<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-f91be7de67c53dccab8235110284e340\"><strong>18 et 19 mars&nbsp;: Trinidad.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Notre road-book le dit, deux jours \u00e0 Trinidad. Donc ce matin nous retournons nous balader tranquillement dans les rues de Camag\u00fcey apr\u00e8s avoir pris un bon petit d\u00e9jeuner au Gran H\u00f4tel bien situ\u00e9 dans une rue calme. Et puis nous chargeons les bagages et nous mettons le cap sur la ville symbole des Antilles. Nous quittons Camag\u00fcey, il est midi un quart. Peu \u00e0 peu, le petit d\u00e9jeuner devient un lointain souvenir et, vers treize heures trente nous nous arr\u00eatons dans une caf\u00e9t\u00e9ria un peu bizarre dans un lieu-dit El Centro, quelque part entre Camag\u00fcey et Ciego de Avila. Comme toujours, une intersection, des bus semi-remorque, des camions, des charrettes, des gens arr\u00eat\u00e9s qui changent de moyen de transport, qui repartent \u00e0 pied, qui font des signes aux voitures. Et nous voil\u00e0 install\u00e9s au milieu de nulle part, \u00e0 casser la cro\u00fbte d\u2019un bol de riz noir et de sandwichs au chorizo. On pourrait appeler cet endroit un \u00ab&nbsp;routier&nbsp;\u00bb par chez nous. L\u2019int\u00e9rieur est spartiate. Comptoir carrel\u00e9 de blanc, tabourets scell\u00e9s dans le sol, gros ventilateurs \u00e0 quatre pales qui tournent mollement au raz d\u2019un plafond peint de la m\u00eame couleur ocre-rose que les murs nus. Un panneau propose les diff\u00e9rentes consommations que l\u2019on peut commander ainsi que le prix \u00e0 payer. Un \u00e9vier, une caisse enregistreuse de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration et derri\u00e8re, une porte ouverte sur ce qui sert de cuisine et d\u2019o\u00f9 la serveuse revient avec notre deuxi\u00e8me s\u00e9rie de sandwichs. L\u2019eau potable est stock\u00e9e dans des cuves et nous pr\u00e9f\u00e9rons les bi\u00e8res ou le coca en canettes de m\u00e9tal. Jean-Luc se risque \u00e0 go\u00fbter l\u2019eau. C\u2019est sans doute ce verre l\u00e0 qui lui fut fatal le lendemain.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"775\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/DSC00021-1024x775.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1251\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/DSC00021-1024x775.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/DSC00021-300x227.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/DSC00021-768x581.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/DSC00021-396x300.jpg 396w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/DSC00021.jpg 1152w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">DSC00021<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Apr\u00e8s cette petite collation nous repartons. Apr\u00e8s avoir contourn\u00e9 Ciego de Avila, long\u00e9 Ticot\u00e9a, \u00e9vit\u00e9 Majagua et travers\u00e9 Jatibonico, la Carretera Central se divise en deux branches \u00e0 Sancti Spiritus et c\u2019est la Carretera Sud que nous devrons suivre pour rejoindre Trinidad et la mer des Cara\u00efbes. Nous faisons une petite halte sur une des places de cette capitale de province sans int\u00e9r\u00eat majeur. Mais comme partout dans l\u2019\u00eele, \u00e0 cette heure chaude de l\u2019apr\u00e8s-midi, on a envie de s\u2019asseoir sous les arcades, \u00e0 la terrasse d\u2019un bar \u00e0 regarder circuler les Chevrolets \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur cuir. Quelques belles fa\u00e7ades restaur\u00e9es, des galeries de peinture, des porches qui s\u2019ouvrent sur des patios. On ne s\u2019en lasse pas de cet univers o\u00f9 l\u2019air et les gens circulent apparemment sans contraintes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>\u2014 Et la police&nbsp;? me direz-vous<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>\u2014 Elle fait la police. Je r\u00e9pondrais.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Car en effet, nous n\u2019avons pas vu autre chose que des policiers effectuant des contr\u00f4les de v\u00e9hicules&nbsp;: papiers et permis de conduire. S\u2019il est vrai que de nombreuses patrouilles circulent dans les grandes agglom\u00e9rations, elle ne font rien d\u2019autre que d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 aucun moment nous n\u2019avons assist\u00e9 \u00e0 une quelconque action agressive. Les Cubains eux-m\u00eame semblent indiff\u00e9rents \u00e0 leurs pr\u00e9sences et ne manifestent aucune attitude craintive. Compte tenu du comportement actuel de nos forces de police j\u2019en arrive \u00e0 penser qu\u2019il vaut mieux \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 \u00e0 Cuba que sur une route fran\u00e7aise.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Caricature de Jean-Luc<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Nous traversons la vall\u00e9e de Los Ing\u00e9nios(les moulins). Le National G\u00e9ographic, guide de voyage au vocabulaire raffin\u00e9, parle ici du riche patrimoine architectural n\u00e9 de l\u2019\u00e2ge d\u2019or de l\u2019industrie sucri\u00e8re. Et c\u2019est vrai que l\u2019on peut y visiter de vastes maisons de ma\u00eetre, des moulins \u00e0 sucre. Mais, en gravissant les quarante-quatre m\u00e8tres de la tour de guet de l\u2019Hacienda Iznaga, comment ne pas penser \u00e0 l\u2019\u00e2ge sombre de ces milliers d\u2019esclaves venus d\u2019un peu partout, et qui, o\u00f9 qu\u2019ils soient sur le domaine, apercevaient ce mirador inquisiteur. Belle vue, \u00e9videmment, de l\u00e0-haut. Au d\u00e9tour d\u2019un des paliers, la rencontre inqui\u00e9tante avec un essaim d\u2019abeilles ne nous rebute pas. Photos d\u00e9cevantes qui ne restituent pas la fuite \u00e9perdue du regard sur les trois cent soixante degr\u00e9s des champs de canne que traverse la voie de chemin de fer encore en service. En bas, tass\u00e9es, les maisons du village et les fils d\u2019\u00e9tendages o\u00f9 se balancent les <em>guayaberas<\/em> brod\u00e9es que les femmes proposent aux touristes de passage.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Et c\u2019est l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Trinidad. Il est dix-huit heures trente. Notre h\u00f4tel est \u00e0 la limite ext\u00e9rieure de la ville historique, interdite \u00e0 la circulation, exception faite aux habitants. En fait, il ne s\u2019agit pas d\u2019un h\u00f4tel mais plut\u00f4t d\u2019une r\u00e9sidence avec de petits b\u00e2timents d\u2019un seul \u00e9tage r\u00e9partis dans un parc qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve au dessus de la ville. Nos chambres donnent sur une terrasse qui s\u2019ouvre de plein-pied sur une pelouse. Au loin nous apercevons les plaines basses et la mer confondue avec l\u2019horizon gris-bleu. Sur les lits, nos serviettes de bains torsad\u00e9es repr\u00e9sentent un c\u0153ur pos\u00e9 par la pointe dans ce qui pourrait-\u00eatre un nid. Un mot \u00e9crit en fran\u00e7ais nous souhaite la bienvenue. Evidemment, derri\u00e8re cette d\u00e9licate attention na\u00efve, nous ne sommes pas dupe et nous n\u2019oublierons pas, avant de partir, de laisser dans un paquet quelques cr\u00e8mes, un ou deux savons et&#8230; un ou deux pesos convertibles. Mais c\u2019est tellement plus agr\u00e9able que de subir les assauts sans nuances et agressifs des pseudos guides marocains.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0662-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1253\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0662-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0662-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0662-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0662-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0662-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0662-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-726953d1375eefb8e16ca316ef8fb922\"><em><strong>Je suis d\u00e9\u00e7u. Deux jours \u00e0 Trinidad et aucun signe du Doctor. J&rsquo;ai fini par guetter ses manifestations o\u00f9 que je me trouve. Je finirais presque par les imaginer. Le soleil tr\u00e8s pr\u00e9sent et les Cuba Libre y sont peut-\u00eatre pour quelque chose.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">18 mars, 9h30.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Notre rendez-vous est l\u00e0, accompagn\u00e9 de son fr\u00e8re Lazare. Et nous voil\u00e0 partis tous les six sur deux v\u00e9los pour une longue promenade qui finalement durera trois heures et co\u00fbtera dix-huit Euro par couple. Trois fois six. C\u2019est aussi simple que \u00e7a. Mais la balade vaut le coup et nous ne regrettons rien. Chacun de nos deux pilotes s\u2019\u00e9vertue, l\u2019un en espagnol, avec Jean-Luc et Isabelle, l\u2019autre en Anglais pour Martine et moi, de nous faire comprendre, aimer conna\u00eetre les b\u00e2timents devant lesquels nous passons. Ils essaient, \u00e0 chaque fois que c\u2019est possible, de nous expliquer l\u2019histoire d\u2019un personnage ou le pourquoi d\u2019un attroupement devant une boutique. Le clou de cette vir\u00e9e est sans doute un march\u00e9 que nous n\u2019aurions sans doute pas visit\u00e9 si nous avions \u00e9t\u00e9 livr\u00e9s \u00e0 nous-m\u00eame.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0646-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1255\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0646-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0646-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0646-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0646-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0646-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0646-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">19 Mars Trinidad, ville magique.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Trinidad se visite, plus que tout autre ville, \u00e0 pied, m\u00eame si les pav\u00e9s omnipr\u00e9sents sont parfois inconfortables. Bien que tr\u00e8s touristique, elle n\u2019en est pas moins compl\u00e8tement vivante, contrairement \u00e0 certains de nos sites qui se sont peu \u00e0 peu transform\u00e9s en centres commer\u00e7iaux. Ici les maisons sont toutes habit\u00e9es et la promenade n\u2019est qu\u2019une longue suite de portes ouvertes, d\u2019int\u00e9rieurs offerts au regard et partout des cages avec des oiseaux, particularit\u00e9 de cette r\u00e9gion. Mais le lieu de rendez-vous des cubains le soir reste pr\u00e9f\u00e9rentiellement un escalier monumental coup\u00e9 d\u2019une large plate-forme o\u00f9 sont install\u00e9es les tables d\u2019un bar et o\u00f9 peuvent prendre place des orchestres. On peut m\u00eame y danser et il y a du professionnalisme dans ceux qui se produisent l\u00e0. Les pas, les passes, les regards et les attitudes, tout y est. En haut de l\u2019escalier de pierres bond\u00e9 de curieux et d\u2019amateurs, un restaurant accueille ceux qui pensent que ventre affam\u00e9 n\u2019a pas d\u2019oreilles. Ce week-end, un concours de groupes musicaux est organis\u00e9 et nous pouvons appr\u00e9cier la diversit\u00e9 des musiques propos\u00e9es dans l\u2019\u00eele. L\u2019\u00e2me du Buena Vista Social Club est bien pr\u00e9sente.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0381-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1257\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0381-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0381-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0381-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0381-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0381-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0381-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Ce matin, nous \u00e9tions \u00e0 la plage. Dans la fra\u00eecheur du soir, sur cette terrasse anim\u00e9 nous repassons nos souvenirs encore tout frais et nous pouvons faire \u00e0 nouveau l\u2019inventaire de tout ce que nous avons vu pendant les trois heures que nous avons pass\u00e9es \u00e0 flotter au dessus du r\u00e9cif de corail. Bleus, jaunes, rouges, noirs, gris, violets, verts. Toutes les couleurs de l\u2019arc-en-ciel sont repr\u00e9sent\u00e9es et les formes sont toutes aussi vari\u00e9es. Coraux, poissons, coquillages, oursins, \u00e9toiles de mer. Et encore et toujours ce d\u00e9cor d\u2019eau ti\u00e8de faite de turquoises et d\u2019\u00e9meraudes sur fond de sable blanc.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Sur le parking o\u00f9 nous avions gar\u00e9 la voiture, chose \u00e9trange, pas de gardien. Ce qui \u00e9tait dr\u00f4le c\u2019est que nous \u00e9tions venu de bonne heure et que lui n\u2019\u00e9tait pas encore arriv\u00e9. F\u00e2cheux car il lui fallait nous prouver que son r\u00f4le officiel \u00e9tait n\u00e9cessaire. Difficile, malgr\u00e9 le badge, de nous faire croire \u00e0 l\u2019importance de sa pr\u00e9sence vu que nous \u00e9tions seuls. Mais c\u2019est la r\u00e8gle incontournable alors, un peso. Lorsque, apr\u00e8s nous \u00eatre longuement baign\u00e9 nous rev\u00eenmes vers nos serviettes, il commen\u00e7a un savant travail d\u2019approche en espagnol, avec moi d\u2019abord, mais sans grand succ\u00e8s compte tenu de ma connaissance extr\u00eamement limit\u00e9e de la langue, puis aupr\u00e8s de Jean-Luc qui, lui adore \u00e7a. Bref, de fil en aiguille, il fut question de repas, de langouste, de poisson, de produits frais, de tout compris, de chez lui, de rendez-vous, de demain \u00e0 midi, de parole donn\u00e9e. <em>Palabra contra palabra<\/em>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">20 Mars, en route vers Cienfuegos<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>R\u00e9veil matinal. La turista dont j\u2019ai \u00e9t\u00e9, comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, la premi\u00e8re victime, a touch\u00e9 la tribu d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. Seule Martine s\u2019en tire bien. Jean-Luc est m\u00eame victime de fi\u00e8vre et a mal aux reins. Mais apr\u00e8s un petit d\u00e9jeun\u00e9 sympathique et une nouvelle excursion dans la ville nous n\u2019oublions pas notre rendez-vous avec Ygliss. J\u2019\u00e9cris son pr\u00e9nom phon\u00e9tiquement. Il nous attend comme pr\u00e9vu, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e et nous le laissons monter \u00e0 l\u2019avant du v\u00e9hicule tandis qu\u2019Isabelle nous rejoint \u00e0 l\u2019arri\u00e8re. Et nous voil\u00e0 reparti en direction de la mer. Nous longeons une zone o\u00f9 des bateaux sont attach\u00e9s \u00e0 des pieux dress\u00e9s au milieu de l\u2019eau. Ici, les installations portuaires sont limit\u00e9es. C\u2019est l\u00e0, nous explique Ygliss, que son beau-fr\u00e8re a son embarcation. C\u2019est sans doute par l\u00e0 qu\u2019ont transit\u00e9s les petites b\u00eates que nous sommes sens\u00e9s d\u00e9guster tr\u00e8s bient\u00f4t. Nous arrivons dans une rue bord\u00e9e d\u2019habitation tr\u00e8s rustiques. Ygliss nous fait signe de stationner la voiture \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019une sorte de casse en plein air. Ce sont ses voisins, un m\u00e9canicien qui nous fait admirer le moteur de la Ford Fire-Bird 1957 qu\u2019il est en train de restaurer. Huit cylindres, trois cent quatre-vingts chevaux. Il nous explique que les pistons sont gros comme \u00e7a et il forme avec ses mains un cercle gros comme un bo\u00eete de conserve. Le moteur fonctionne. Maintenant il va falloir s\u2019attaquer \u00e0 la carrosserie, aux enjoliveurs, aux cuirs int\u00e9rieurs. Et la passion allume ses yeux. Photo du monstre renaissant. Ygliss nous explique que notre v\u00e9hicule ne craint rien et nous entra\u00eene \u00e0 sa suite dans sa maison, en face. Petite porte en bois accol\u00e9e \u00e0 un volet clos. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0402-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1222\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0402-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0402-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0402-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0402-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0402-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0402-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Nous p\u00e9n\u00e9trons dans une pi\u00e8ce sombre mais fra\u00eeche au milieu de laquelle une table est dress\u00e9e pour quatre personnes avec une nappe blanche brod\u00e9e. Deux plats, l\u2019un de choux coup\u00e9 fin, l\u2019autre de concombres, avec sur leur pourtour des tranches de tomates dispos\u00e9es. Autour de la table quatre chaises en fer de hauteur in\u00e9gale. Le plafond de tuiles n\u2019appara\u00eet pas, masqu\u00e9 par un faux-plafond anachronique, fait de lames d\u2019aluminium laqu\u00e9es or et argent, sans doute r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es dans un b\u00e2timent r\u00e9am\u00e9nag\u00e9. Il nous pr\u00e9sente ses deux gar\u00e7ons et sa fille puis, apr\u00e8s nous avoir servi quatre bi\u00e8res, se retire et nous laisse appr\u00e9cier ses salades fra\u00eeches et bonnes. Derri\u00e8re un rideau fin et transparent on aper\u00e7oit une autre pi\u00e8ce qui est sans doute une chambre. Apr\u00e8s un moment nous le voyons revenir avec un \u00e9norme poisson, un <em>Pargot<\/em> (Pageot) qui sort du four. J\u2019en suis encore \u00e0 le d\u00e9couper qu\u2019il nous apporte un second plat avec six queues de langoustes grill\u00e9es et un plat de riz. Tout ce que nous mangeons est d\u00e9licieux et nous sommes \u00e9tonn\u00e9s par les effort que fait cette famille pour nous accueillir et nous offrir le meilleur. Avant de nous quitter, et en plus des quarante pesos convenus, nous laissons un pourboire de cinq pesos. Nous lui avions promis l\u2019un des sacs que l\u2019agence nous avait remis au d\u00e9part d\u2019Orly. C\u2019est pour sa fille, pour aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Le ventre plein et les mains charg\u00e9es de bananes nous retrouvons notre Yaris et nous partons pour Cienfuegos, la prochaine \u00e9tape.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>La route c\u00f4ti\u00e8re est assez banale bien que nous longeons de belles criques. Ce qui est tr\u00e8s \u00e9tonnant ce sont les passages o\u00f9 la route est litt\u00e9ralement couverte de crabes \u00e9cras\u00e9s par les roues des voitures. En fait il s\u2019agit d\u2019une esp\u00e8ce qui migre vers l\u2019int\u00e9rieur pour se reproduire. Leur parcours sans doute mill\u00e9naire s\u2019est trouv\u00e9 coup\u00e9 lors de la construction de cette route qui devint alors un moment tr\u00e8s risqu\u00e9 de leur vie. L\u2019amour tue aussi chez les crabes rouges. Et dire qu\u2019ils ne sont pas comestibles et qu\u2019\u00e0 priori rien ne les mena\u00e7ait&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Les abords de Cienfuegos nous montrent de superbes villas au milieu de vastes terrains et le style change ostensiblement. Bien que les chevaux, les v\u00e9los et les autos continuent de cohabiter joyeusement sur la chauss\u00e9e, nous trouvons ici les signes d\u2019une civilisation qui tend \u00e0 s\u2019occidentaliser. Parterres de fleurs, all\u00e9es bord\u00e9es, maisons plus richement d\u00e9cor\u00e9es, mais aussi moins typ\u00e9es et qui perdent du m\u00eame coup un peu de leur charme.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>L\u2019h\u00f4tel quatre \u00e9toiles qui nous attend est \u00e0 la hauteur de ce qu\u2019en disent les guides et nous profitons de sa piscine et des barquettes. Demain, l\u2019\u00e9tape sera longue vers Las Terrazas. Apr\u00e8s le bain et les heures trop chaudes, nous partons \u00e0 pied vers la Calle 37 que les gens d\u2019ici appelle le Malecon. C\u2019est une tr\u00e8s longue avenue toute droite et plate qui nous emm\u00e8ne jusqu\u2019\u00e0 la mer et un curieux ch\u00e2teau, r\u00e9alis\u00e9 par un original et qui comporte trois tours de style tr\u00e8s diff\u00e9rent. l\u2019une est consacr\u00e9e \u00e0 la guerre, l\u2019autre \u00e0 l\u2019amour, la troisi\u00e8me \u00e0 la musique. Nous pouvons y jeter un petit coup d\u2019\u0153il malgr\u00e9 l\u2019heure tardive sous le regard amus\u00e9 d\u2019une femme assez \u00e2g\u00e9e qui pourrait bien \u00eatre une descendante de l\u2019ancien propri\u00e9taire. Nous n\u2019avons pas le courage de faire le chemin du retour \u00e0 pied et nous sautons dans une cal\u00e8che. Isabelle veille de tr\u00e8s pr\u00e8s \u00e0 ce que le conducteur ne brusque pas le cheval. Ca le fait rire. Son copain, un \u00e9tudiant qui parle fran\u00e7ais nous raconte un peu son pays. Il semble conna\u00eetre assez bien la France. Ils sont charmants tous les deux. Un troisi\u00e8me larron nous accompagne \u00e0 v\u00e9lo, accroch\u00e9 \u00e0 la charrette. La ville plut\u00f4t jolie est anim\u00e9e. Jean-Luc y croquera encore quelques belles am\u00e9ricaines et moi un couch\u00e9 de soleil sur la baie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0747-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1223\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0747-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0747-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0747-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0747-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0747-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0747-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">21 Mars apr\u00e8s le petit d\u00e9jeuner, d\u00e9part vers Las Terrazas.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>L\u2019id\u00e9e \u00e9tait de sortir de l\u2019axe principal et de rejoindre Las Terrazas par les routes secondaires. Chat \u00e9chaud\u00e9 craignant l\u2019eau froide, nous savons d\u00e9sormais \u00e0 quoi nous attendre avec le r\u00e9seau routier. Mais pour en parler, il faut avoir essay\u00e9 et nous respectons le plan de d\u00e9part. Aussi, apr\u00e8s avoir suivi l\u2019autopista jusqu\u2019\u00e0 Nueva Paz, nous nous engageons comme pr\u00e9vu sur une route en direction de Hector Molina et San Nicolas. Mais le parcours devient vite chaotique et improbable. Pas ou peu de direction indiqu\u00e9es, nous nous arr\u00eatons souvent aux intersection pour demander le chemin. Les trous sont l\u00e9gion et nous pouvons appr\u00e9cier la campagne cubaine. Un train qui traverse la route, plus loin une usine de mat\u00e9riel ferroviaire justement, ailleurs encore, une moiti\u00e9 de la chauss\u00e9e est utilis\u00e9e pour faire s\u00e9cher du grain. Mais \u00e0 ce \u00ab&nbsp;train&nbsp;\u00bb l\u00e0, nous ne sommes pas encore arriv\u00e9s et la faim commence \u00e0 nous ronger. Alors la d\u00e9cision s\u2019impose de regagner l\u2019autoroute. Nous passerons par la Havane pour rejoindre notre \u00e9tape du soir. Il est douze heures trente quand nous trouvons un motel-shop qui sert des repas &#8211; <em>Pocadillo de jamon y queso, cervesa Bucanero o Cristal <\/em>&#8211; et nous repartons sur l\u2019A1, parfois escort\u00e9 par des motards de la police nationale. Ah, la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9&nbsp;! Apr\u00e8s avoir bien n\u00e9goci\u00e9 le contournement de La Havane nous attrapons l\u2019A4. Il est quinze heures vingt-cinq quand nous faisons une halte dans la ville de Guanajey. Encore une jolie place anim\u00e9e avec son kiosque \u00e0 musique, des bancs, des pelouses et des palmiers.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0755-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1224\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0755-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0755-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0755-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0755-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0755-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0755-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Nous repartons vers l\u2019h\u00f4tel Moka qui nous attend, au beau milieu de la <em>Sierra del Rosario, r\u00e9serva de la biosfera.<\/em> C\u2019est un endroit magique et prot\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire \u00e9tonnante. La r\u00e9gion de collines, apr\u00e8s avoir subi une d\u00e9forestation sauvage pour permettre la culture des caf\u00e9iers fut l\u2019objet d\u2019un programme de reboisement dans les ann\u00e9es soixante. Pour ce faire, il fut construit ici le village de Las Terrazas qui permettait de loger les paysans et les ing\u00e9nieurs charg\u00e9s des op\u00e9rations de reboisement. Depuis, ceux-ci sont rest\u00e9s \u00e0 vivre ici au milieu d\u2019un espace qui rec\u00e8le une biodiversit\u00e9 exceptionnelle, tant au niveau des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales qu\u2019animales. On y trouve la plus petite grenouille du monde. Pas vu&nbsp;! Trop petite sans doute. Par la suite, soucieux de d\u00e9velopper un tourisme vert, l\u2019\u00e9tat fit construire le magnifique h\u00f4tel dans lequel nous allons loger ce soir. Les arbres y traversent les toits, les salles de bain plongent sur le vide par de larges baies vitr\u00e9es et les coursives \u00e0 l\u2019ombre desservent des chambres spacieuses.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0783-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1225\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0783-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0783-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0783-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0783-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0783-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0783-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Une promenade ap\u00e9ritive dans la for\u00eat avoisinante ne nous permettra pas d\u2019apercevoir les perroquets esp\u00e9r\u00e9s mais de mesurer l\u2019incroyable foisonnement d\u2019une nature retrouv\u00e9e, preuve que rien n\u2019est tout \u00e0 fait irr\u00e9m\u00e9diable pour peu qu\u2019une volont\u00e9 politique se manifeste.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-522434fa7d953756acb040ef195ebefc\"><em><strong>Vision furtive d&rsquo;un couple se promenant le long du lac, dans la r\u00e9sidence. La femme \u00e9tait plut\u00f4t grande, \u00e0 l&rsquo;allure assez jeune. L&rsquo;homme portait une barbe fournie grise. Il avait une casquette. Il paraissait \u00e2g\u00e9. La nuit tombe vite sous ses latitudes.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">22 Mars Au pays du tabac.<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Le petit d\u00e9jeuner dans une salle qui s\u2019ouvre sur la vall\u00e9e et les majestueux palmiers royaux, avec, au fond du d\u00e9cor, un lac qui d\u00e9verse dans une petite rivi\u00e8re procure une sorte de vertige agr\u00e9able. Ce matin, avant de repartir pour Les Mogottes nous suivons en voiture la route que nous avions rep\u00e9r\u00e9e hier, \u00e0 la recherche des rives am\u00e9nag\u00e9es d\u2019une autre rivi\u00e8re. Des maisons de bois ont \u00e9t\u00e9 construites en pleine for\u00eat et offrent des lieux de s\u00e9jour hors normes dans un environnement sauvage. De quoi se prendre pour un explorateur. Quelques charognards du genre vautour, esp\u00e8ce prot\u00e9g\u00e9e dans toute l\u2019\u00eele, viennent s\u2019assurer qu\u2019il ne reste pas une quelconque cochonnerie \u00e0 boulotter. Leur r\u00f4le de nettoyeur a \u00e9t\u00e9 reconnu d\u2019utilit\u00e9 publique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Abandonnant ce site remarquable et paisible nous voil\u00e0 embarqu\u00e9 pour un voyage initiatique au pays du tabac. Mais d\u2019abord une petite halte \u00e0 Pinar del Rio sur le coup de treize heures histoire de se gaver encore un peu. La gargote est sympathique et anim\u00e9e. Nous ne ratons pas l\u2019occasion d\u2019une petite photo.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0439-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1226\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0439-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0439-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0439-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0439-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0439-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0439-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Apr\u00e8s commencent les champs de tabac et les s\u00e9choirs sans, avec un, avec deux appentis. Pos\u00e9s au beau milieu de champs tr\u00e8s verts, leur pr\u00e9sence para\u00eet d\u00e9cal\u00e9e. Ils sont, pour les plus beaux, faits de planches jointives et d\u2019un toit de chaume. Parfois des t\u00f4les ondul\u00e9es peintes en sombre remplacent le chaume. La visite chez Alejandro Robaina nous apprendra leur r\u00f4le essentiel dans la lente transformation d\u2019une petite graine en un cigare \u00e0 sept euros la pi\u00e8ce. Ce jeune homme de quatre-vingt ans est un des personnages de la Cuba d\u2019aujourd\u2019hui. Sa r\u00e9putation d\u00e9passe largement le cadre de son \u00eele puisque la qualit\u00e9 de ses cigares est mondialement reconnue et la presque totalit\u00e9 de sa production part \u00e0 l\u2019export. Il est l\u2019unique personnage, avec Fidel Castro, qui a son effigie sur un timbre et, chose plut\u00f4t rare, il nous fit cadeau de l\u2019un d\u2019eux ainsi qu\u2019un de ses fameux cigares. Il faut dire que les fran\u00e7ais sont ses plus gros clients.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0443-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1227\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0443-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0443-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0443-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0443-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0443-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0443-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>En refaisant \u00e0 l\u2019envers le chemin de sa ferme o\u00f9 les marques ext\u00e9rieures de luxe se limitent \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019une tr\u00e8s belle collection de rocking-chairs haut de gamme, nous remarquons que le chemin lui aussi a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment restaur\u00e9. Popularit\u00e9 oblige. Quand on a son nom dans le Guide du Routard, il faut s\u2019attendre \u00e0 recevoir de la visite. Mais rien n\u2019a vraiment chang\u00e9 ici et le statut de star ne semble pas \u00eatre mont\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de ce vieillard qui continue d\u2019aimer les femmes&#8230; et les cigares.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>A travers un d\u00e9cor tr\u00e8s campagne, nous remontons la vall\u00e9e de Vinales et nous d\u00e9couvrons ce paysage assez spectaculaire de mogottes, ces sortes de reliques calcaires qui ont r\u00e9sist\u00e9es \u00e0 l\u2019effondrement. Elles subsistent donc, dress\u00e9es comme des quignons de pain au milieu de la terre rouge. Ce qui leur donne ce caract\u00e8re si particulier c\u2019est que leurs parois sont abruptes voire surplombantes, mais que leurs d\u00f4mes sont cependant couverts d\u2019une importante v\u00e9g\u00e9tation. Notre H\u00f4tel Los Jasmines est remarquablement bien situ\u00e9, sur une terrasse naturelle dominant la vall\u00e9e. Les chambres s\u2019\u00e9tagent de plain pied le long d\u2019un pr\u00e9 tr\u00e8s vert. Au dessus, la b\u00e2tisse principale est \u00e9quip\u00e9e d\u2019un vaste balcon avec piscine sur les bords de laquelle il semblerait ind\u00e9cent de ne pas boire quelques Mojitos en regardant le soleil s\u2019amuser \u00e0 allonger les ombres pour varier les couleurs des champs labour\u00e9s. Un couple de b\u0153ufs attel\u00e9s retourne \u00e0 l\u2019\u00e9table. La journ\u00e9e est finie et demain sera un autre sillon.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Mais pour ce soir, c\u2019est dans l\u2019autre h\u00f4tel, La Ermita que nous irons tester le Da\u00efquiri et le Ron Collins. Ensuite, d\u00eener chez Ana et Luis, un paladar r\u00e9pertori\u00e9 dans le guide et r\u00e9put\u00e9 pour la qualit\u00e9 de sa cuisine.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">23 Mars. L&rsquo;aquarium grandeur nature<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Il est quatorze heures et, comme tout le monde l\u2019a bien compris, depuis que nous sommes partis, ce qui ponctue notre vie d\u00e9finitivement, ce sont les arr\u00eats repas. Petit d\u00e9jeuner \u00e0 l\u2019h\u00f4tel le matin, d\u00e9jeuner \u00e0 midi, plus ou moins sommaire et pour finir, le repas du soir, chez l\u2019habitant ou sur place quand la chose est pr\u00e9vue. Entre temps, nous roulons, nous visitons, nous regardons, nous photographions, nous dormons, nous lisons les cartes routi\u00e8res et les panneaux effac\u00e9s. Mais toutes ses activit\u00e9s annexes n\u2019ont qu\u2019un seul but, qu\u2019une seule raison d\u2019\u00eatre&nbsp;: trouver le prochain endroit pour manger. D\u00e9sol\u00e9, mais il faut un peu d\u2019honn\u00eatet\u00e9 vis \u00e0 vis du lecteur.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Donc, ce jour l\u00e0, il est quatorze heures et nous sommes tr\u00e8s en retard lorsque nous nous asseyons enfin \u00e0 la terrasse d\u2019un bar-restaurant install\u00e9 sur la plage de Cayo Jutias. Mais que font-ils l\u00e0, me direz-vous&nbsp;? Et bien notre parcours avait pr\u00e9vu cette seconde visite aux poissons multicolores qui habitent le r\u00e9cif de corail. Alors voil\u00e0. Apr\u00e8s avoir march\u00e9 le long d\u2019une plage \u00e9cras\u00e9e de soleil&nbsp;; apr\u00e8s avoir subi une s\u00e9v\u00e8re attaque de <em>mosquitos<\/em> tr\u00e8s agressifs et voraces&nbsp;; apr\u00e8s avoir fait une premi\u00e8re tentative infructueuse, nous avons fini par poser nos petites affaires sous un parasol de palmes. Nous avons lou\u00e9 des barquettes et plouf, droit sur les cayes, les \u00e9toiles de mer, les Sergents Majors et autres Paroquets multicolores. Bref, une fois l\u00e0-dedans, nous n\u2019avons pas vu passer l\u2019heure, pas vu venir non plus les coups de soleil, et oubli\u00e9 compl\u00e8tement les piq\u00fbres de moustiques.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Ah, au fait, il est toujours quatorze heures.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Je reprends mon r\u00e9cit l\u00e0 o\u00f9 je n\u2019aurais jamais d\u00fb l\u2019interrompre. Nous sommes sous le toit de palmes du restaurant. Il circule un air qui donne de la fra\u00eecheur. Nous commandons du poisson, des crustac\u00e9s, du vin et nous sommes bien. Le temps nous file entre les doigts et je n\u2019arrive pas \u00e0 noter tout ce que je voudrais sur mon carnet. Apr\u00e8s-midi \u00e0 flemmarder sur les barquettes. Jean-Luc retourne avec son masque et son tuba dire au revoir \u00e0 une orphie avec laquelle il a sympathis\u00e9 le matin et Isabelle, jalouse, l\u2019accompagne.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Nous disons au revoir \u00e0 nos copain Belges que, chose \u00e0 peine croyable, nous avons retrouv\u00e9s ce matin m\u00eame, en arrivant au p\u00e9age qui nous permettait d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la plage. Une seule voiture stationn\u00e9e imm\u00e9diatement devant nous, et c\u2019\u00e9tait eux. On a beau se dire que les lieux touristiques attirent les touristes, de l\u00e0 \u00e0 se retrouver au m\u00eame moment, au m\u00eame endroit, c\u2019\u00e9tait trop dr\u00f4le pour que nous ne fassions pas une petite photo souvenir.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0827-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1229\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0827-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0827-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0827-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0827-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0827-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0827-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Ensuite, nous revenons voir le soleil bercer puis border les mogottes pour la nuit. Mojitos et Cuba libre nous aident \u00e0 supporter cette infinie douceur de la nuite qui glisse lentement. Mais qu\u2019est-ce qui m\u2019arrive&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Apr\u00e8s\u2026\u2026.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Ne riez pas, la natation, \u00e7a creuse&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">24 Mars : Cap sur La Havane<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>On s\u2019\u00e9tait quitt\u00e9 autour d\u2019une table hier soir et nous nous retrouvons autour d\u2019une table ce matin. C\u2019est notre dernier petit d\u00e9jeuner campagnard car nous allons retrouver La Havane, aper\u00e7ue en passant il y a deux jours.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Ce soir nous dormirons dans la capitale historique de Cuba. Le retour nous fait longer la c\u00f4te nord et nous apercevons par quelques \u00e9chancrures des golfes, des baies, des ports. Cuba, de tous c\u00f4t\u00e9s, est une \u00eele paradis pour les navigateurs qui y trouvent des abris \u00e0 foison. A Gardania nous d\u00e9jeunons de pizzas oignons, jambon et fromage avec quelques tomates et des bananes, le tout pour deux pesos convertibles tout compris.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Mais le plus extraordinaire, ce jour l\u00e0, ce fut bien la petite anecdote qui s\u2019en suivit. Comme tout au long de notre voyage, d\u00e8s que nous \u00e9tions en dehors des lieux touristiques, nous ne trouvions pas d\u2019autres endroits pour d\u00e9jeuner que les lieux fr\u00e9quent\u00e9s par les cubains, c\u2019est \u00e0 dire ce qu\u2019ils appellent caf\u00e9t\u00e9ria ou pizzeria mais qui ne ressemblent en rien \u00e0 ce que nous connaissons sous le m\u00eame terme chez nous. Ici, il s\u2019agit souvent d\u2019une pi\u00e8ce plus ou moins vide, un comptoir carrel\u00e9, un panneau avec cinq ou six plats, et une personne, homme ou femme qui dispara\u00eet dans une arri\u00e8re salle pour revenir un peu plus tard avec la commande. Mais ce qui nous perturbait le plus, c\u2019\u00e9tait souvent l\u2019absence de caf\u00e9. Nous avions d\u00e9couvert que souvent il fallait aller dans des couloirs ou une personne \u00e9quip\u00e9e d\u2019un thermos vendait pour un peso cubain un caf\u00e9 assez sucr\u00e9 mais g\u00e9n\u00e9ralement bon. Evidemment, seuls les cubains locaux connaissaient ces endroits discrets. Alors ce jour l\u00e0, comme nous demandions si par hasard il y aurait moyen de boire un caf\u00e9, un jeune homme qui se trouvait au comptoir avec nous tenta de nous expliquer o\u00f9 nous pourrions en boire un. Et puis, r\u00e9alisant la difficult\u00e9 de l\u2019entreprise, il interpella une femme qui passait par l\u00e0, sur le trottoir, et lui demanda de nous accompagner, ce qu\u2019elle fit. Nous voil\u00e0 donc partis, tous les cinq. Apr\u00e8s avoir tourn\u00e9 \u00e0 gauche, puis \u00e0 droite, puis \u00e0 gauche, et encore \u00e0 droite, apr\u00e8s avoir long\u00e9 des maisons, des jardinets, et d\u2019autres maisons, soudain, elle frappa \u00e0 une porte et entra dans une maison semblable \u00e0 toute les autres. Il y avait l\u00e0 une jeune femme qui nous servit quatre caf\u00e9s. Elle nous demanda un peso et Isabelle sortit de notre caisse commune un billet de un peso. La jeune femme prit un air effar\u00e9 et refusa tout net, pr\u00e9f\u00e9rant nous offrir les caf\u00e9s plut\u00f4t que d\u2019encaisser cette somme qui lui paraissait exorbitante. Elle voulait un peso cubain, soit vingt huit fois moins que ce que nous lui proposions. Finalement, elle accepta vingt cinq centimes convertibles et nous profit\u00e2mes de l\u2019occasion pour donner \u00e0 ces deux personnes charmantes les quelques cr\u00e8mes et produits de bains que nous avions sur nous. Elles \u00e9taient ravies et nous encore sid\u00e9r\u00e9s de tant de gentillesse et d\u2019affabilit\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-88bbdb4eebbfb8ba6768d3db2fc99381\"><strong><em>C&rsquo;est en revenant vers le centre o\u00f9 nous avions gar\u00e9 la voiture qu&rsquo;elle m&rsquo;a abord\u00e9. J&rsquo;\u00e9tais rest\u00e9 un peu en retrait pour faire une photo de la rue d\u00e9serte \u00e0 cette heure de l&rsquo;apr\u00e8s midi. Elle avait environ quarante ans. Elle \u00e9tait de type africain. Elle portait une robe blanche assez longue et l\u00e9g\u00e8rement ouverte sur le devant, des chaussures \u00e0 talons hauts, vert-fonc\u00e9 qui la faisait para\u00eetre plus grande encore. Sa taille, fine, \u00e9tait serr\u00e9es par une ceinture assortie au sac et aux chaussure. Elle me sourit et me demanda si je comprenais l&rsquo;espagnol. Je lui r\u00e9pondis : \u00ab\u00a0No, soy francais, pero hablo ingl\u00e9s\u00a0\u00bb, phrase que j&rsquo;avais apprise par coeur pour me tirer d&rsquo;affaire. C&rsquo;est donc en anglais qu&rsquo;elle s&rsquo;excusa de ne pas parler ma langue. Elle m&rsquo;expliqua qu&rsquo;elle collectait des m\u00e9dicaments. J&rsquo;aurais voulu lui parler plus longuement mais je savais que mes trois complices allaient s&rsquo;inqui\u00e9ter. Je n&rsquo;avais rien d&rsquo;autre que les quelques cr\u00e8mes pour la peau qui me restaient encore. Je les lui proposais.<\/em> <em>Elle refusa poliment et sortit de son sac \u00e0 main une carte de visite avec une adresse o\u00f9 je pourrais lui en exp\u00e9dier, si j&rsquo;en avais envie, \u00e0 mon retour en France. Mon regard fut alors attir\u00e9 par une photo qui d\u00e9passait d&rsquo;un carnet. Je cru reconna\u00eetre El Doctor. Elle remarqua sans doute ma surprise, mais elle se contenta de refermer son sac et, en s&rsquo;excusant de m&rsquo;avoir retard\u00e9 elle s&rsquo;\u00e9loigna en me disant, en guise d&rsquo;au revoir, et dans un fran\u00e7ais presque sans accent : \u00ab\u00a0la r\u00e9volutionnn&rsquo; ne s&rsquo;arr\u00eate jamais\u00a0\u00bb .<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-e0494d047243297f26b82439b88453ec\"><em><strong>Je n&rsquo;ai pas fait ma photo. Je suis revenu, pensif, un peu ailleurs, avec des tonnes de questions sans r\u00e9ponses.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-97e157e1f0f585666602f60fb12af4a2\"><em><strong>Personne ne remarqua mon trouble.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>L\u2019arriv\u00e9e \u00e0 <em>La Habana<\/em> par l\u2019ouest est sans doute la meilleure fa\u00e7on d\u2019aborder la ville. C\u2019est d\u2019abord la longue remont\u00e9e le long des plages, depuis le port de Barlovento o\u00f9 Hemingway avait son bateau. Viennent ensuite les quartiers de Siboney, Flores, Cubanacan, Miramar, le passage sous l\u2019embouchure de la Chorrera et le c\u00e9l\u00e8bre Malecon qui nous emporte directement aux pied de notre h\u00f4tel, pos\u00e9 comme un bijou au bord du chenal d\u2019entr\u00e9e de <em>La Bahia de la Habana<\/em>. Nous sommes ici au coeur de la vieille ville que nous allons parcourir en long, en large et en travers pendant les trois jours que nous s\u00e9journerons ici. Il est quinze heures trente. Avant de rendre la <em>Coche<\/em> nous partons faire une vir\u00e9e dans la partie \u00e9loign\u00e9e de la vieille ville o\u00f9 nous n\u2019aurons plus l\u2019occasion de nous rendre par la suite. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0862-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1230\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0862-768x1024.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0862-225x300.jpg 225w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0862-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0862-1536x2048.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0862-scaled.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Visite incontournable, <em>La plaza de la Revolucion<\/em> avec, sur la fa\u00e7ade de l\u2019immeuble qui domine la place l\u2019ic\u00f4ne de tout un peuple et par del\u00e0, du monde entier, LE CHE, sa t\u00eate superbe et l\u00e9gendaire surmontant cette phrase aussi c\u00e9l\u00e8bre que lui&nbsp;: Hasta la victoria, siempre. Pendant que je prends la photo, Jean-Luc se fait r\u00e9primander par le policier charg\u00e9 de faire respecter le stationnement interdit en cet endroit. Nous revenons par quelques larges avenues vers la vieille ville o\u00f9 nous allons restituer notre brave et vaillante mais tr\u00e8s fatigu\u00e9e Toyota Yaris. Retour \u00e0 l\u2019h\u00f4tel \u00e0 pied, ap\u00e9ritif en terrasse. La vue sur le port et la passe est splendide. A gauche l\u2019Atlantique. Au loin, dans les eaux profondes, un gros tanker est \u00e0 l\u2019ancre. En face de nous, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la passe, l\u2019alignement des fortifications qui gardaient la passe. On comprend combien les affrontements pour conqu\u00e9rir cette place ont d\u00fb \u00eatre terribles. L\u2019impression est que rien n\u2019a chang\u00e9 depuis cette \u00e9poque. Cette sensation particuli\u00e8re de contempler, avec quelques si\u00e8cles de distance, les m\u00eames lieux donne un peu le vertige. Comme si on se penchait au dessus du vide et que le temps semble soudain immobile alors que le regard ne fait que plonger dans un trou sans fond. Fondations&nbsp;: quinze cent dix-neuf. Ca claque comme du Marignan pur jus&nbsp;! Enfin presque.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" data-id=\"1232\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0880-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1232\" style=\"width:388px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0880-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0880-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0880-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0880-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0880-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0880-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" data-id=\"1233\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0882-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1233\" style=\"width:376px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0882-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0882-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0882-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0882-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0882-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0882-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" data-id=\"1234\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0886-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1234\" style=\"width:390px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0886-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0886-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0886-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0886-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0886-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0886-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Pardon, je m\u2019\u00e9gare. Ce sont les effets conjugu\u00e9s du \u00ab\u00a0Ron Collins\u00a0\u00bb, du soleil et des vapeurs d\u2019essence qui me jouent des tours et g\u00e9n\u00e8rent quelques hallucinations. Constatant qu\u2019il n\u2019est pas sain de me laisser avec le ventre vide avec de l\u2019alcool dedans&#8230; Jean-Luc s\u2019empresse de nous trouver un restaurant. Ce sera le Bosque Bologna qui, pour dix pesos nous propose une salade, une assiette compos\u00e9e, une boisson et un dessert. Vendu.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">25 Mars Fl\u00e2ner \u00e0 La Havane<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Promenades dans les rues, les march\u00e9s, les mus\u00e9es, les places, et encore les rues, les places et les galeries de peintures. Partout de vieilles fa\u00e7ades rappellent la splendeur de la ville coloniale jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la prohibition, quand la ville \u00e9tait devenue le lieu de d\u00e9bauche de l\u2019Am\u00e9rique puritaine. Peu \u00e0 peu, un vaste programme de r\u00e9habilitation commenc\u00e9 dans les ann\u00e9es soixante-dix redonne \u00e0 la ville sa beaut\u00e9 estomp\u00e9e. Se glisser sous des porches, se hasarder dans un couloir et souvent on d\u00e9bouche sur un patio arbor\u00e9 sur lequel se penchent des balcons en arcades. Il n\u2019est de rues qui offrent ce contraste saisissant entre les maisons refaites et celles qui attendent de l\u2019\u00eatre. Et l\u2019on passe ainsi de l\u2019\u00e9chafaudage de fortune, qui soutient comme il peut des balcons habit\u00e9s, \u00e0 la magnifique fa\u00e7ade aux couleurs vives, \u00e0 l\u2019escalier somptueux, au plafond travaill\u00e9. C\u2019est une ville o\u00f9 il fait bon fl\u00e2ner avec le nez en l\u2019air et l\u2019appareil photo pr\u00eat \u00e0 servir. Depuis le temps, nous sommes un peu blas\u00e9 et les jolies cubaines tout comme les vieilles am\u00e9ricaines ne nous font plus le m\u00eame effet. Quoi que&#8230; certaines photos nous trahissent. Pas si blas\u00e9s que \u00e7a, les mecs&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0971-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1238\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0971-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0971-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0971-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0971-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0971-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0971-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>D\u2019ailleurs ce soir, Jean-Luc nous a r\u00e9serv\u00e9 quatre places au \u00ab&nbsp;TROPICANAhhhh&nbsp;!&nbsp;\u00bb. C\u2019est <em>LE<\/em> cabaret <em>LE<\/em> plus c\u00e9l\u00e8bre, surtout pour son cadre et, dit-on, ses belles et beaux danseurs. A vrai dire, pour nous autres qui avons la chance de conna\u00eetre Paris, son Casino et autre Crazy Horse le spectacle de ballet nous a paru un peu simpliste d\u2019un point de vue chor\u00e9graphique et le niveau technique \u00e9tait plut\u00f4t disparate. Seuls les num\u00e9ros de music-hall avaient un bon niveau. Mais le d\u00e9cor, les costumes, le cadre, la musique et l\u2019ambiance, le tout arros\u00e9 de Cuba Libre ont suffi \u00e0 nous faire appr\u00e9cier notre soir\u00e9e.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Nous \u00e9tions venus en taxi et le chauffeur, apr\u00e8s nous avoir d\u00e9pos\u00e9, avait propos\u00e9 de venir nous chercher \u00e0 la fin du spectacle. Nous avions accept\u00e9 et ce fut tr\u00e8s appr\u00e9ciable, en sortant, d\u2019\u00eatre attendu comme des princes. Mais le carrosse nous a fait un petit coup de Calgon sur la route du retour et nous avons bien cr\u00fb \u00eatre oblig\u00e9s de rentrer en stop. Il faut s\u2019imaginer, \u00e0 une heure du matin, sur une avenue \u00e0 deux fois trois voies, avec quand m\u00eame un peu de circulation. Nous sommes arr\u00eat\u00e9s \u00e0 droite, le capot ouvert, avec le chauffeur qui pompe comme un fou pour r\u00e9amorcer le carburateur. Nous sommes sortis de la voiture et nous regardons, inquiets, le ballet des automobilistes qui d\u00e9bo\u00eetent tranquillement pour \u00e9viter notre taxi. Il y en aura m\u00eame un qui s\u2019arr\u00eatera \u00e0 sa hauteur pour proposer ses services. Finalement, tout fini toujours par s\u2019arranger \u00e0 Cuba, <em>hasta la victoria, siempre<\/em>. Et le moteur se remit en marche et nous perm\u00eet de regagner notre h\u00f4tel tranquillement en longeant le Malecon encore tr\u00e8s anim\u00e9 \u00e0 cette heure tardive.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">26 Mars. Dernier jour<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Fallait bien que cela arrive. On s\u2019y \u00e9tait pr\u00e9par\u00e9. C\u2019est ce soir. Petit d\u00e9jeuner dans la salle de restaurant. Puis balade sur le march\u00e9 histoire d\u2019acheter une ou deux babioles. Un dernier tour dans les rues. Onze heures trente, nous repassons par l\u2019h\u00f4tel prendre la derni\u00e8re douche. Changement de fringues. Il faut penser aux conditions qui vont \u00eatre diff\u00e9rentes \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, pr\u00e9voir un pull et des chaussettes. Le d\u00e9collage est pr\u00e9vu \u00e0 z\u00e9ro heure trente-cinq mais il est conseill\u00e9 d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019embarquement au moins trois heures avant. Nous laissons les bagages en consigne dans un local \u00e0 l\u2019h\u00f4tel et puis nous partons trouver un, devinez, vous ne voyez pas&nbsp;? Un restaurant bien s\u00fbr&nbsp;! Nous retournons pour la troisi\u00e8me fois \u00e0 Al Medina. Le patio et la cuisine nous plaisent. Il est quinze heure trente quand nous sortons de table et c\u2019est pour nous l\u2019occasion de visiter le mus\u00e9e de peinture cubaine. Il est dix huit heures quand nous nous posons \u00e0 la terrasse du bar le Sevilla. Boire, encore boire, pour oublier qu\u2019il va bien falloir encore manger avant d\u2019aller \u00e0 l\u2019a\u00e9roport.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>23 heures, A\u00e9roport de La Havane. L\u2019enregistrement des bagages a \u00e9t\u00e9 long mais pas trop p\u00e9nibles. Les filles s\u2019\u00e9taient assises pendant que Jean-Luc et moi racontions notre voyage \u00e0 nos voisin de queue qui eux semblaient \u00eatre rest\u00e9s pos\u00e9s au bord d\u2019une plage pas loin d\u2019ici. Evidemment, nous n\u2019avions pas les m\u00eames choses \u00e0 raconter et notre enthousiasme les a rendu peut-\u00eatre un peu envieux ou pour le moins \u00e9tonn\u00e9s. Il est maintenant z\u00e9ro heure quarante et une et c\u2019est le Take off. Les roues ont quitt\u00e9 la piste, on entend le verrouillage du train dans son logement et l\u2019\u00eele s\u2019efface sous nos ailes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>15 heures 24, heure d\u2019\u00e9t\u00e9. Fa\u00e7on de parler parce que pour nous, ce n\u2019est pas l\u2019impression que nous avons. Nous retrouvons nos bagages, le parking, la voiture, la bu\u00e9e sur les vitres et l\u2019autoroute.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>23 heures, maison. Il est dix-sept heures \u00e0 La Havane. Presque l\u2019heure de l\u2019ap\u00e9ritif&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0918-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1240\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0918-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0918-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0918-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0918-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0918-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0918-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-242c3657ae7b15c730a8edbdebc242fc\"><em><strong>Ce matin, pendant que chacun pr\u00e9parait ses bagages, je suis parti seul pour faire un dernier tour de ville et tenter quelques photos. Un jeune homme s&rsquo;est soudain approch\u00e9 de moi&nbsp; et m&rsquo;a dit bonjour en fran\u00e7ais. Il avait un sourire franc comme son regard qu&rsquo;il avait plant\u00e9 dans le mien.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-e4bd8e3511df01e17805fc2a15440bd2\"><em><strong>\u00a0\u00bb Vous n&rsquo;auriez pas de l&rsquo;aspirine ou des m\u00e9dicaments qui ne vous serviront plus ? \u00ab\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-ce2a5151e654545b64e0a091137550eb\"><em><strong>J&rsquo;avais, \u00e0 tout hasard, emport\u00e9 tout ce qu&rsquo;il nous restait dans la pharmacie. Je le sortis de mon sac et le lui tendit. Il en fit un inventaire minutieux et avis\u00e9. C&rsquo;est alors que j&rsquo;aper\u00e7u, dans la rue que je venais de photographier, quelqu&rsquo;un qui montait et qui ressemblait \u00e0 mon inconnu \u00e0 la barbe blanche. Le jeune homme qui m&rsquo;avait abord\u00e9 me regarda.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-69f3bb47f0f2431cbac79b6ac080375d\"><em><strong>\u00a0\u00bb Je suis d\u00e9sol\u00e9, lui dis-je. nous n&rsquo;avions pris que fort peu de choses, ignorant vos besoins. Puis j&rsquo;ajoutai, vous travaillez pour cet homme, l\u00e0-bas \u00ab\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-21f6a83e0c164f71f8b921bc82d8d977\"><em><strong>J&rsquo;avais lev\u00e9 le regard juste comme mon apparition s&rsquo;effa\u00e7ait au coin d&rsquo;une ruelle. Il ne se retourna m\u00eame pas.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-4acb8acd760e460ab572256803d9240c\"><em><strong>\u00a0\u00bb Qui est-ce ? lui demandai-je alors.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-7a447d2fc9f842501406e1fc30f215f8\"><em><strong>&#8211; Dans une r\u00e9volution, il n&rsquo;y a pas de hasard, il n&rsquo;y a que des n\u00e9cessit\u00e9s. \u00ab\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-857c35549ca582333e0e26ffccab9ad8\"><em><strong>C&rsquo;est par cette phrase lapidaire qu&rsquo;il commen\u00e7a son explication. Ernesto Che Guevarra, toujours vivant, \u00e9tait rest\u00e9 en semi-clandestinit\u00e9, m\u00e9connaissable, dans son r\u00f4le originel de m\u00e9decin, et mendiant en m\u00e9dicaments aupr\u00e8s des touristes par n\u00e9cessit\u00e9.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-9aa1d9a7da128458921b2a06912b27dd\"><em><strong>Pour la r\u00e9volution cubaine, devenir cette ic\u00f4ne, symboliser cet id\u00e9al r\u00e9volutionnaire, \u00e9taient des choses n\u00e9cessaires mais suffisantes. C&rsquo;est pour cette raison que, depuis son retour, on le rencontre au quatre coins de l&rsquo;\u00eele, toujours le m\u00eame et chaque fois diff\u00e9rent.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-8af958c3fca26764b8895c75c49289cf\"><em><strong>Tout le monde ici le sait. Derri\u00e8re chaque barbe blanche crois\u00e9e, ou \u00e0 peine entrevue, se cache peut-\u00eatre Le Che, El Doctor comme on dit officiellement d\u00e9sormais. Sur ces derniers mots il me remercia et partit le rejoindre, &#8230; sans doute.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-7d5d749f1b827f8b8133b1285d34c76c\"><em><strong>C&rsquo;est alors que je me surpris \u00e0 serrer le poing et murmurer :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-c014e41b0adab38a134df3febbbaca93\"><em><strong>\u00a0\u00bb Hasta la victoria, siempre. \u00ab\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"723\" height=\"626\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Capture-decran-2025-11-06-093259.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1242\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Capture-decran-2025-11-06-093259.png 723w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Capture-decran-2025-11-06-093259-300x260.png 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Capture-decran-2025-11-06-093259-346x300.png 346w\" sizes=\"auto, (max-width: 723px) 100vw, 723px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong><mark style=\"background-color:#e9b44c\" class=\"has-inline-color\">27 Mars. Pour finir<\/mark><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Il faut que je vous parle aussi de trois petits compagnons sans qui ce voyage aurait sans doute un peu moins de couleurs. Nous \u00e9tions partis avec trois petites bo\u00eetes qui savent capturer, d\u2019un seul petit clic, un paysage, un sourire, deux jolies jambes, une vieille am\u00e9ricaines fard\u00e9e, un musicien, une affiche. Oui, vous les avez reconnus, ils sont devenus aussi indispensables que les m\u00e9dicaments dans les valises des voyageurs&nbsp;; leurs noms de code&nbsp;: \u00ab&nbsp;HP Photo Smart, Powershot A80, Powershot A95.&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Mais je voudrais vous dire aussi, si vous allez \u00e0 Cuba, de penser \u00e0 emporter toutes ces choses dont la simple propri\u00e9t\u00e9 nous para\u00eet si \u00e9vidente que l&rsquo;on ignore \u00e0 quel point d&rsquo;autres en manque. Alors, emmenez des stylos, des cahiers, des m\u00e9dicaments simples comme l&rsquo;aspirine ou le parac\u00e9tamol. Et puis, si vous le pouvez, encombrez-vous de tous ces sacs publicitaires que l&rsquo;on nous distribue dans les agences de voyage et ailleurs. L\u00e0-bas, ils deviennent des cartables pris\u00e9s par les \u00e9coliers.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0283-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1243\" style=\"width:1240px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0283-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0283-300x225.jpg 300w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0283-768x576.jpg 768w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0283-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0283-2048x1536.jpg 2048w, https:\/\/anamorphose.eu\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_0283-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-accent-1-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-e0045102b9ee1d5aee28507287481606\"><em><strong>Hasta pronto compa\u00f1eros : buena visita<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>12 mars 2005 \u2013Note de l\u2019auteur Pour ceux que la lecture d\u2019un r\u00e9cit ennuie, vous trouverez des albums de photos prises au cours de ce &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":924,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-562","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-voyages"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=562"}],"version-history":[{"count":56,"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/562\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1260,"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/562\/revisions\/1260"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/924"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/anamorphose.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}